Nous voulons assurer la durabilité de l'écosystème.

Climat & Énergie

Les émissions globales de gaz à effet de serre dues aux activités humaines sont en hausse constante depuis l’ère pré-industrielle, et entraînent des changements climatiques. Près de 40% des émissions de gaz à effet de serre causées par l’homme sur la planète sont dus à la production et la transformation, au transport, à la consommation et à l’élimination de denrées alimentaires.

Techniker

Les produits de Micarna ont également un impact lourd sur le climat tout au long de la chaîne de valeur. Que ce soit pour les cultures d’aliments pour animaux, l’élevage des animaux, au cours du processus d’abattage et de transformation ou dans le cadre du transport des marchandises chez les clients, les activités économiques de notre entreprise laissent des traces. En l’occurrence, les émissions en amont et en aval dépassent nettement les émissions causées directement par Micarna. C’est pourquoi nous tenons beaucoup à réduire la consommation énergétique dans l’entreprise mais aussi en amont et en aval, de même que les émissions de gaz à effet de serre tout au long de la chaîne de valeur. Ainsi, nous nous sommes fixé des objectifs contraignants dans les domaines de l’énergie et du climat, qui sont basés sur les directives des cantons et de la Confédération, et qui ont été convenus avec l’AEnEC (Agence de l’énergie pour l’économie).

Climat et émissions de gaz à effet de serre

Tout au long de la chaîne de création de valeur, la Migros Industrie émet des gaz à effet de serre, qui ont un impact négatif sur le changement climatique. Différentes mesures permettent d’atténuer ce phénomène. Ces dernières années déjà, nous nous sommes fixé des objectifs dans notre domaine d’influence direct (émissions dans le cadre des scopes 1 et 2 et réduction correspondante de la consommation d’énergie). Toutefois, ces objectifs ne représentent qu’une infime partie de notre bilan global de CO2. Afin de savoir exactement où se situent nos principaux leviers d’amélioration pour nos émissions de gaz à effet de serre, nous avons mandaté une entreprise externe afin de calculer l’ensemble de nos émissions nuisibles pour l’environnement. 

THG-Bilanz Migros Industrie 2018

En 2018, la Migros Industrie a émis plus de 3,5 millions de tonnes de gaz à effet de serre, dont seulement 3% environ par notre exploitation directe (scope 1) et l’électricité achetée, la vapeur, etc. (scope 2). Le reste des émissions est majoritairement attribuable aux biens et services achetés (cf. graphique: scope 3, cat. 1).
 
Pour le groupe Micarna, en tant que partie intégrante de la Migros Industrie, cela signifie que l’achat de nos matières premières dans les domaines de la viande, de la volaille, du poisson et des œufs a fortement contribué aux émissions de gaz à effet de serre: nous devons rendre les produits que nous achetons plus respectueux de l’environnement, ce qui n’est possible que par la réduction des gaz à effet de serre dans l’agriculture. Nous sommes conscients que cet objectif est difficile, mais il est inévitable. Nous misons pour ce faire sur la collaboration avec nos partenaires de recherche et avec les producteurs. En outre, nous entendons, de concert avec l’ensemble du groupe Migros en sa qualité de grande entreprise suisse, assumer nos responsabilités dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat. C’est pourquoi nous nous fixons des objectifs ambitieux pour les émissions de gaz à effet de serre et mettons en œuvre les stratégies adéquates pour garantir que la transition vers une société générant peu d’émissions se fasse suffisamment rapidement pour prévenir de graves conséquences liées au changement climatique. La Science Based Targets Initiative (SBTI) est une initiative globale permettant aux entreprises de fixer des objectifs scientifiquement fondés en vue d’une réduction des gaz à effet de serre, l’objectif étant de ne pas occasionner un réchauffement supérieur à 1,5 ou 2°C dans leur secteur d’activité. Le 20 février 2020, le groupe Migros, et par là même le groupe Micarna, s’est engagé à respecter la Science Based Targets Initiative.

Le groupe Migros s’est fixé des objectifs climatiques qui vont dans le même sens que l’accord de Paris sur le climat et qui contribuent ainsi à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degrés Celsius. Les objectifs fixés concernent non seulement les entreprises du groupe Migros, mais aussi l’ensemble de la chaîne de valeur.

La production d’une quantité importante de chaleur et d’autant plus avec du gaz naturel, comme c’est le cas chez Micarna, génère également beaucoup d’émissions de CO2. Dans ce contexte, nous nous sommes fixé pour objectif de mieux fermer les cycles thermiques et de réduire de 18% nos émissions de CO2 dues à la chaleur d’ici 2020 pour Micarna SA par rapport à l’année de référence 2010. 

CO2 aus Wärme

 

Outre les émissions générées par la production de chaleur, les émissions dues aux fluides frigorigènes sont également une préoccupation chez Micarna. Pour garantir le refroidissement permanent de nos denrées alimentaires pendant le processus de transformation et lors du stockage, Micarna a besoin d’un système de refroidissement complet. Certains des fluides frigorigènes utilisés actuellement affichent un fort potentiel d’émissions de gaz à effet de serre. Dans ce contexte, il est important pour nous d’identifier les fuites dans notre circuit de réfrigération et de les éliminer. La maintenance des installations revêt ici une grande importance. Dans le même temps, nous nous efforçons en permanence de remplacer les fluides frigorigènes particulièrement nocifs pour le climat qui existent par des fluides frigorigènes affichant un faible potentiel d’émissions de gaz à effet de serre, ainsi que par des fluides frigorigènes naturels. À long terme, nous voulons faire fonctionner 100% de notre circuit de réfrigération avec des fluides frigorigènes naturels.  

Notre objectif est d’atteindre une réduction de 89,9% des émissions de gaz à effet de serre dues aux fluides frigorigènes d’ici 2020. En coopération avec Migros, une nouvelle stratégie en matière de fluides frigorigènes a été adoptée en 2018. Chez Micarna SA, nos objectifs en matière de gaz à effet de serre liés aussi bien à la chaleur qu’aux pertes de réfrigérant ont été correctement mis en œuvre durant la première période cible. Par contre, notre filiale Schär connaît encore d’importants problèmes au niveau des pertes de réfrigérant.
 

CO2 aus Kälte

 

De plus, nous souhaitons à l’avenir utiliser de plus en plus de sources énergétiques alternatives. Notre vision à long terme est l’approvisionnement à 100% de tous nos sites en énergies renouvelables.  

À partir du 1er janvier 2021, l’électricité que nous achetons avec notre maison-mère Migros ne provient plus que de l’énergie hydraulique (électricité produite par des centrales hydroélectriques situées en Europe). 

En outre, Micarna dispose de ses propres petites centrales électriques qui peuvent utiliser l’énergie solaire. Ces dernières années, nous avons installé des systèmes photovoltaïques sur les sites de Bazenheid, Courtepin et Avenches, pour une surface totale de 1215 m2. En 2021, trois autres installations seront mises en place sur nos toits. Cela nous permettra d’agrandir la surface à un total de 19'000 m2, soit environ trois terrains de football.  

L’installation des panneaux solaires constitue une partie importante du puzzle pour atteindre 100% d’énergies renouvelables. Une directive interne nous oblige à examiner si, lors de la construction ou la rénovation de toits, il est possible d’installer des panneaux photovoltaïques.

Lorsque nous parlons d’émissions de gaz à effet de serre chez Micarna, nous ne devons pas oublier qu’une grande partie de nos émissions n’ont pas lieu directement chez nous, mais dans des processus en amont, concrètement lors de la production de nos matières premières principales. En tant que transformateurs de viande, nous nous penchons intensivement depuis des années sur les répercussions de la production de viande. Une étude élaborée par Agroscope sur les émissions Scope 3 de nos principaux systèmes de production (poulet Optigal, porc TerraSuisse et bœuf TerraSuisse) a révélé que le plus fort impact environnemental au sein de notre chaîne de valeur réside dans la production d’aliments pour animaux et dans la détention des animaux. Notamment en ce qui concerne les bovins, la détention d’animaux à la ferme pèse fortement dans la balance en raison des importantes émissions de méthane. Considérés sur l’ensemble des espèces, l’abattage et la transformation dans les entreprises Micarna ainsi que les transports et le matériel d’emballage ne représentent qu’une petite partie de l’impact environnemental. Ces constatations nous aident à améliorer nos systèmes de production. Nous les intégrons dans notre stratégie d’approvisionnement et la conception de nos programmes labels. Nous avons ainsi la possibilité d’influencer également les émissions en amont ou «importées».

THG aus der  Tierhaltung

En interprétant ces données, il faut constamment garder en tête qu’il s’agit ici exclusivement d’aspects relatifs aux émissions de gaz à effet de serre. D’autres aspects importants doivent également être pris en compte pour une évaluation de la durabilité dans son ensemble. Par exemple, il faut bien ancrer le fait que l’élevage bovin émet certes beaucoup de gaz à effet de serre, mais qu’à la place, les bovins valorisent l’herbe et le foin, une matière première qui ne peut pas être utilisée directement par les êtres humains. Dans un pays comme la Suisse et dans lequel, pour des raisons liées à la topographie et au climat, de nombreuses surfaces ne conviennent pas pour la production de grandes cultures et ne peuvent donc pas être utilisées directement pour l’alimentation humaine, une utilisation de ces surfaces par les ruminants (bovins, ovins, caprins) est judicieuse. De plus, des systèmes basés sur les pâtures remplissent d’importantes fonctions pour la société. Ils contribuent par exemple au maintien de la biodiversité et à des paysages culturellement appréciés, ou encore à la diminution de la dépendance de ressources importées.  

D’autres émissions se produisent en amont lors de l’abattage dans nos abattoirs partenaires. C’est pourquoi nous tenons beaucoup à soutenir des projets de réduction d’émissions également à ce niveau de la chaîne de création de valeur. Par exemple, un chauffage aux copeaux de bois a été inauguré en 2019 dans l’abattoir St. Gallen AG (SBAG) dans lequel Micarna est impliquée. Ce chauffage aux copeaux de bois remplace un chauffage au mazout et permet d’économiser 3000 tonnes de CO2 par an.

Outre les émissions directes et indirectes dues à l'élevage, le transport aérien est une autre source importante d'émissions de gaz à effet de serre générées indirectement par Micarna. Dans le cadre de sa stratégie de développement durable, Micarna s'est fixée comme objectif de ne pas développer davantage le transport aérien d'ici 2020 par rapport à 2012. La raison de nos transports aériens est le grand appétit des consommateurs suisses pour les morceaux fins d'agneau, de bœuf et de gibier. La demande de pièces précieuses telles que les morceaux de rognons ou les filets dépasse nettement l'offre suisse, ce qui nous oblige à nous tourner vers l'étranger. Les principaux fournisseurs d'agneau, de bœuf et de gibier fin sont situés en Australie / Nouvelle-Zélande ainsi qu’aux Etats-Unis et en Amérique du Sud. Pour des raisons de qualité et de durabilité, les pièces précieuses de ces pays sont généralement importées par voie aérienne. Afin d’atteindre son objectif, Micarna a pris diverses mesures pour limiter le transport aérien:

  • De plus en plus de morceaux nobles sont importés d'Europe plutôt que d'outre-mer.
  • Les morceaux nobles sont de plus en plus transportés par bateau et par route plutôt que par avion.
  • Les émissions provenant des importations d'avions sont compensées.


Grâce à ces mesures, nous avons pu obtenir des résultats réjouissants et continuer à réduire les transports par avion. Cette première étape a nettement dépassé les objectifs ambitieux que nous nous étions fixés. En 2020, nous n’avons importé que 811 tonnes de viande en Suisse par avion. Nous avons ainsi fait beaucoup mieux que ce que nous avions imaginé pour 2020.

Warentransporte per Flugzeug
Énergie

Nos sites sont très gourmands en électricité, surtout dans les chambres froides et les installations de production. Ils utilisent également beaucoup d’énergie sous forme de chaleur pour les processus de transformation et le chauffage des bâtiments. Les objectifs de notre stratégie énergétique étaient clairs: nous voulons réduire la consommation d’électricité de Micarna SA de 9,8% et la consommation de chaleur de 22,9% par tonne produite (année de référence: 2010). Grâce à des analyses énergétiques systématiques, nous identifions en permanence de nouveaux potentiels de réduction et nous focalisons en l’occurrence sur trois domaines:

  • optimisations de processus, par exemple avec la récupération de chaleur, 
  • modification de l’infrastructure, par exemple avec le passage permanent à des sources de lumière à LED,
  • mesures architecturales, par exemple la rénovation et l’isolation de l’enveloppe des bâtiments.


En 2020, la consommation d’électricité absolue du groupe Micarna (Micarna SA, Lüchinger + Schmid, Rudolf Schär AG) a augmenté de 1% par rapport à l’année précédente pour atteindre 133,62 GWh/an.

absolute Energie

Alors que la consommation d’énergie absolue a augmenté et que la production a fortement progressé, la consommation d’électricité par tonne produite a diminué de 1,2% en 2020. Toutefois, nous ne sommes pas parvenus à améliorer jusqu’en 2020 ni la consommation de chaleur ni celle d’électricité pour une tonne produite (= consommation de chaleur et d’électricité produite) et n’avons pas pu atteindre nos objectifs. Seule notre filiale Schär a atteint l’objectif fixé jusqu’en 2020 en matière de réduction de la consommation d’électricité spécifique.

Strom

 

Wärme
Optigal

Une nouvelle couveuse et un nouveau parc animalier parental convainquent par leur respect de l'environnement

Notre couvoir, ouvert au printemps 2019, en est un bon exemple. Celui-ci convainc non seulement par son niveau élevé de bien-être animal, mais le thème de l’énergie y est aussi fondamental. Nous utilisons l’air évacué des couveuses chauffées à 37 degrés pour chauffer l’air provenant de l’extérieur. Grâce à l’utilisation d’une pompe à chaleur, nous pouvons récupérer l’énergie générée par la production de froid pour le processus de chauffage. Une installation photovoltaïque d’une surface de 400 mètres carrés positionnée sur le toit couvre le reste des besoins énergétiques de tout le couvoir, et elle pourra être agrandie à l’avenir si besoin. 

Le nouveau parc de poules parentales, où 46 000 poules et 4000 coqs fournissent chaque année environ 8 millions d’œufs à couver pour l’engraissement de poulets, a ouvert ses portes à Sierre en avril 2019. Les poules et les coqs bénéficient, d’une part, de 40% d’espace en plus que les animaux élevés dans des exploitations comparables en Europe et, d’autre part, des températures modérées qui règnent dans les huit jardins d’hiver valaisans. Un projet modèle qui non seulement amène le bien-être animal à un autre niveau, mais qui convainc également grâce à de faibles émissions dans un esprit de durabilité. Le parc de poules parentales est le point de départ d’une chaîne de création de valeur complète dans laquelle la qualité des poulets peut être totalement garantie. Vous pouvez vous en faire une idée vous-même dans cette vidéo.